Présentation d’une console montée par assemblage cloués.
Atelier de Bonzanigo ( 1745-1820), Italie du Nord

Console attribuée à Bonzanigo (Asti 1744 / Turin 1820). Ebéniste pluridisciplinaire à qui on attribue
l’Intaglio, c’est-à-dire, un décor de sculptures rapportées sur un meuble. L’état de la console étudiée
n’est pas dû à un incident mécanique ; plus prosaïquement passé de mode, elle a été conservée dans
de mauvaises conditions dans des combles. Sa construction se décompose de la façon suivante : un
premier cadre en sapin assemblé à mi-bois (seul assemblage dit « classique » sur cet objet) collés –
cloués, sur un deuxième cadre en merisier plaqué merisier. Ce dernier n’a pas de traverse arrière et
de ce fait détermine le mode d’encrage par pitons sur le premier cadre. Sur ces deux cadres prennent
appuis les deux pieds (collés-cloués), six consoles et un panneau central, le tout collés-cloués,
assurant à la fois un rôle décoratif et la répartition des charges. Un marbre de Carrare d’une
épaisseur de 45 mm et pesant 80 kg repose sur cette construction. L’étude mécanique (contrainte
effective du marbre 2,42 MPa, taux de travail 24%, contrainte effective des pieds 0,56 MPa, taux de
travail 7%) montre que ce type d’assemblage en apparence simpliste répond parfaitement à la fois au
dessin et au cahier des charges de cette console. Le système est rigide et hyperstatique à condition
que l’ancrage soit correctement réalisé. Tous les éléments composant la console sont d’excellente
qualité de bois, de sciage, de planéité des surfaces et d’équerrage. De plus ce type de construction à
l’avantage d’un gain de temps et de coût à la production. Elle induit la possibilité de la normaliser.
Formulation reprise dans les années 30/40.

BRISWALTER-1  BRISWALTER-2

Vues (face et côté) de la console Bonzanigo (1745-1820)

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